Inscrit en juillet 2025, ses pierres tombales reposent à plat dans le sable : le cimetière communal de Wimereux

Les pierres tombales à plat du cimetière communal de Wimereux, en terrasses, et les maisons du bourg derrière
Les pierres reposent à plat sur les tombes, et les terrasses compensent le dénivelé : les deux traits que retient l'arrêté d'inscription du 15 juillet 2025. Photo : Wernervc, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

À Wimereux, sur la côte du Boulonnais, un cimetière communal est entré le 15 juillet 2025 dans la liste des monuments historiques. Ses pierres tombales n’y sont pas dressées : elles reposent à plat sur les tombes.

La raison est écrite en une phrase sur la fiche que la Commonwealth War Graves Commission consacre à ce lieu : en raison de la nature sableuse du sol, les pierres tombales reposent à plat sur les tombes. Un sable ne tient pas une stèle debout.

Nous nous arrêtons là sur ce point, et volontairement. La commission décrit la pose des pierres du cimetière ; elle ne dit pas combien de pierres sont ainsi couchées, et nous ne transformerons pas sa phrase en décompte.

Des stèles couchées, des terrasses qui compensent le dénivelé : l’arrêté d’inscription décrit un cimetière à caractère paysager.

Ce que l’arrêté du 15 juillet 2025 protège, et ce qu’il ne dit pas

La notice du ministère de la Culture déclare reprendre les termes de l’arrêté et précise elle-même être opposable et faire foi juridiquement. Elle inscrit le cimetière en totalité, à une adresse de la rue René Cassin, sur la parcelle numéro 202 de la section cadastrale AI.

Nous avons relevé la contenance de cette parcelle unique à l’interface cartographique de l’Institut géographique national : douze mille sept cent trente-sept mètres carrés, soit un hectare et vingt-sept ares. Nous avons recalculé nous-mêmes l’aire du polygone que cette interface renvoie, et nous trouvons douze mille sept cent quarante-huit mètres carrés, à neuf centièmes de pour cent de la contenance déclarée.

Pourquoi nous n’écrivons pas que l’État a protégé tout le cimetière de la ville : la notice ne nomme qu’une parcelle. Deux autres parcelles de taille comparable existent dans la même section, de douze mille cinq cent soixante-deux et de douze mille huit cent huit mètres carrés. Nous n’avons pas pu établir si la parcelle inscrite couvre l’ensemble du cimetière communal ou seulement la part concédée. Et le corps de l’arrêté, dont les trois pages publiées au recueil des actes administratifs de la préfecture de région sont scannées, se laisse lire par reconnaissance de caractères : son article premier inscrit le cimetière en totalité sur cette seule parcelle 202, qu’il dit appartenir à l’État français, affectée au ministère de la Défense et concédée à perpétuité à la Commonwealth War Graves Commission. Il ne dit pas, lui non plus, si cette parcelle couvre l’ensemble du cimetière communal. Et il se contredit sur un point : son article premier dit la parcelle propriété de l’État français, quand son article deux annonce que l’arrêté sera notifié au maire de la commune concernée, propriétaire. Deux articles du même acte, deux propriétaires.

Le bien est propriété de l’État, et son affectataire est la direction de la mémoire, de la culture et des archives du ministère des Armées. L’arrêté, lui, écrit ministère de la Défense et direction de la mémoire, du patrimoine et des archives : deux appellations du même service, entre l’acte et la notice. La notice ajoute une mention qui dit comment un cimetière français se retrouve entretenu par une commission étrangère : concédé à perpétuité à la Commonwealth War Graves Commission, organisme de droit britannique, par accord du 31 octobre 1951 passé entre le gouvernement de la République française et les gouvernements de sept pays du Commonwealth, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Union sud-africaine, l’Inde et le Pakistan.

L’arrêté donne d’ailleurs la généalogie juridique de cette commission, que la notice ne porte pas : un organisme de droit britannique fondé par une charte d’incorporation du roi George V, le 21 mai 1917, et par une charte supplémentaire de la reine Élisabeth II, le 8 juin 1964, dont le siège est dans le Berkshire. Il précise aussi que l’accord de 1951 a été publié en France par un décret du 30 juillet 1953, paru au Journal officiel du lendemain.

Cet accord est attesté de son côté par le Canada, dans son propre recueil des traités, sous le titre Sépultures militaires, accord entre le Commonwealth britannique et la France, signé à Paris le 31 octobre 1951 et entré en vigueur le même jour. Deux États, deux publications, un seul acte.

Neuf ans sans une protection nouvelle dans ce pays

Pour mesurer ce que cette inscription représente localement, nous avons interrogé l’export national des immeubles protégés au titre des monuments historiques, quarante-six mille sept cent soixante et une notices, le 3 novembre 2026, sur un périmètre que nous nommons.

Ce périmètre est celui des soixante-quatorze communes des trois intercommunalités du pays, l’agglomération du Boulonnais, la communauté de communes de la Terre des Deux Caps et celle de Desvres-Samer. Il ne recouvre pas le Boulonnais historique, qui déborde vers Hardinghen et Licques : toutes les phrases qui suivent portent sur ces soixante-quatorze communes, et sur rien de plus.

  • Cinquante-neuf notices de monuments historiques, réparties sur trente et une de ces soixante-quatorze communes. Quarante-trois n’en portent aucune.
  • Nous avons fait le décompte par les deux chemins, par nom de commune avec un filtre sur le département du Pas-de-Calais et par code communal, et ils donnent exactement le même résultat : la différence entre les deux jeux de références est vide.
  • Soixante et un actes de protection datés pour ces cinquante-neuf notices : quatre d’entre elles portent deux arrêtés, et deux n’en portent aucun de daté dans l’export.
  • Le plus ancien est le classement de la Colonne de la Grande Armée, à Wimille, le 31 mars 1905.

Et surtout un intervalle. Entre le 2 février 2016, jour où un château de Saint-Étienne-au-Mont et une villa de Wimereux ont été inscrits ensemble, et le 15 juillet 2025, aucun acte de protection daté n’apparaît dans ce périmètre. Trois mille quatre cent cinquante et un jours, neuf ans et cinq mois, calcul à nous.

Ce cimetière n’est pas la protection la plus récente du Boulonnais : nous avons trié tous les actes de ce périmètre, toutes natures de protection confondues, et le dernier n’est pas lui. La villa Le Bon Gîte, à Neufchâtel-Hardelot, a été inscrite le 24 novembre 2025, quatre mois après le cimetière. Celui-ci est l’avant-dernier. Nous le précisons parce que le superlatif était tentant et qu’il est faux.

Dix noms anglais dans l’export national, et celui-ci le dernier

Un autre décompte situe ce cimetière à l’échelle nationale, et nous donnons le filtre pour qu’il soit refaisable. Nous avons cherché, dans le titre éditorial des quarante-six mille sept cent soixante et une notices, les mots Cemetery et Memorial, avec frontières de mot et sans distinction de casse.

Dix notices répondent. Les voici par ordre de protection.

ProtectionNoticeLieu
14 septembre 2016mémorial britannique de Thiepval et Mill Road CemeterySomme
28 mars 2017mémorial sud-africain et Delville Wood CemeteryLongueval, Somme
28 mars 2017Louverval Military Cemetery et Cambrai MemorialDoignies, Nord
28 mars 2017V.C. Corner Australian Cemetery and MemorialFromelles, Nord
28 mars 2017cimetière allemand de la route de Solesmes et Cambrai East Military CemeteryCambrai, Nord
28 mars 2017Étaples Military CemeteryÉtaples, Pas-de-Calais
14 novembre 2023American Memorial HospitalReims, Marne
31 janvier 2025Mazargues War CemeteryMarseille
15 juillet 2025Wimereux Communal CemeteryWimereux, Pas-de-Calais
Décompte fait par nos soins le 3 novembre 2026 dans l’export national des immeubles protégés. Neuf lignes pour dix notices : deux notices de la Somme sont protégées le même jour. Wimereux est le dernier protégé de cette liste, triée sur l’ensemble du corpus et toutes natures de protection confondues, et le seul de ces dix dont le titre porte le mot Communal. Le mot Commonwealth, lui, apparaît dans sept notices de l’export.

Le libellé est à retenir : huit des neuf autres sont des cimetières militaires ou des mémoriaux, créés comme tels, la neuvième notice étant un hôpital, l’American Memorial Hospital de Reims. Celui de Wimereux est un cimetière de commune, où une armée est venue enterrer ses morts dans un carré.

Il figure aussi dans un autre corpus, celui des sites mémoriels et funéraires de la Grande Guerre inscrits au patrimoine mondial. Nous l’avons lu dans un document du ministère de la Culture, qui le nomme à sa treizième ligne, cimetière communal de Wimereux. Des soixante-quatorze communes de notre périmètre, c’est la seule qui y figure. Et nous n’attribuons aucune phrase à l’organisation internationale elle-même : son site nous a refusé l’accès, et tout ce que nous rapportons ici vient du document français.

Pourquoi un carré du Commonwealth dans un cimetière de ville

La réponse est dans la géographie médicale de la guerre, et le ministère de la Culture la donne en deux phrases dans son communiqué : à partir d’octobre 1914, Boulogne et Wimereux deviennent un important centre hospitalier pour les armées alliées, et les soldats décédés dans les hôpitaux militaires y sont inhumés.

La Commonwealth War Graves Commission ajoute trois précisions que le ministère ne donne pas, et elles comptent. La moitié sud-est du cimetière communal avait été réservée aux tombes du Commonwealth. Quelques inhumations ont eu lieu parmi les tombes civiles. Et en juin 1918, cette moitié était pleine : les inhumations suivantes, venues des hôpitaux de Wimereux, se sont faites dans un nouveau cimetière militaire, à Terlincthun.

La section du Commonwealth a été dessinée par un architecte britannique, Charles Holden. Le ministère et la commission le nomment l’un et l’autre.

Un écart de dix, dans un seul document : la fiche de la Commonwealth War Graves Commission affiche en tête un total de trois mille trente-huit victimes identifiées. Son propre texte ne permet pas de reconstituer ce nombre : deux mille huit cent quarante-sept sépultures de la Première Guerre mondiale moins deux non identifiées, plus quatorze de la Seconde moins six non identifiées, plus cent soixante-dix allemandes et cinq françaises, donnent trois mille vingt-huit. Nous signalons l’écart sans l’arbitrer. Signalons aussi que le ministère de la Culture écrit, lui, près de deux mille huit cent quarante-sept tombes : un près de devant un chiffre donné à l’unité.

La tombe d’un médecin canadien, et ce que nous n’en dirons pas

Parmi les sépultures de ce carré se trouve celle de John McCrae, médecin militaire canadien et auteur du poème In Flanders Fields. Trois institutions distinctes l’établissent, et c’est rare dans ce genre de dossier : la Commonwealth War Graves Commission, qui donne la référence de sa tombe, le Musée canadien de la guerre et le Dictionary of Canadian Biography, publié par deux universités.

Les trois donnent la même date de mort, le 28 janvier 1918. Il avait quarante-cinq ans. Nous ne nommons pas l’hôpital où il est mort : la commission écrit un numéro et une appellation, le musée canadien le même numéro et une autre appellation, et nous n’avons pas de quoi départager.

Le Dictionary of Canadian Biography ajoute un détail de calendrier que les deux autres ne portent pas : le 24 janvier 1918, quatre jours avant sa mort, McCrae avait été nommé médecin consultant de la première armée britannique, le premier Canadien à recevoir cette distinction. La même notice cite un ami qui le décrivait au début de cette année-là silencieux, asthmatique et sombre.

Un banc commémoratif du cimetière porte quatre vers du poème, et une plaque y rappelle sa mémoire. Mais nous n’écrirons pas que sa pierre à lui repose à plat : aucune des institutions que nous avons lues ne le dit, la commission parlant des pierres du cimetière et non de la sienne.

Vu du ciel, cinq kilomètres au nord d’un beffroi

Nous avons calculé les distances plutôt que de les estimer, et nous donnons les points pour qu’elles soient refaisables.

  • Du cimetière au beffroi de Boulogne-sur-Mer, cinq kilomètres quatre, en prenant les coordonnées que portent les deux notices du ministère. Avec les coordonnées que publie la Commonwealth War Graves Commission pour le cimetière, le même calcul donne cinq kilomètres quatre également. Ce résultat recoupe la formule de la commission, qui situe Wimereux à environ cinq kilomètres au nord de Boulogne.
  • Les deux jeux de coordonnées publiés pour ce cimetière, celui du ministère et celui de la commission, sont distants de quatre-vingt-dix-neuf mètres.
  • Du cimetière à la Colonne de la Grande Armée, à Wimille, trois kilomètres six.

Une précaution qui vaut pour tout ce corpus : les coordonnées de l’export national ne sont pas toutes fiables. Dans ce même périmètre du Boulonnais, deux notices de villas de Neufchâtel-Hardelot portent les mêmes coordonnées, qui tombent à Coulmiers, dans le Loiret, à trois cent seize kilomètres de là. Une distance calculée sur ce fichier doit toujours commencer par un regard sur le point.

Reste à dire ce que cette inscription de 2025 change, et nous n’en savons rien. La notice a été créée en avril 2026 et modifiée en septembre. Les motifs, eux, sont écrits dans le corps de l’arrêté, que nous avons lu : il retient le témoignage d’un cimetière à caractère paysager, avec les terrasses qui viennent compenser le dénivelé du terrain, des perspectives ouvertes sur les collines du Boulonnais et des stèles couchées, réparties en douze parcelles. L’arrêté vise l’avis de la commission régionale du patrimoine et de l’architecture du 21 novembre 2024. Ce que le document du ministère établit, c’est le fait : un cimetière de commune du Pas-de-Calais, où une commission intergouvernementale entretient depuis 1951 un carré de tombes posées à plat dans le sable, est devenu monument historique le 15 juillet 2025.

Sources : notice PA62000190 du ministère de la Culture, lue dans l’export national des immeubles protégés au titre des monuments historiques et sur la plateforme ouverte du patrimoine, pour l’inscription en totalité du 15 juillet 2025, l’adresse, la parcelle, la mention de valeur opposable, la propriété de l’État, l’affectation au ministère des Armées et la concession à perpétuité par l’accord du 31 octobre 1951 ; recueil des actes administratifs de la préfecture de la région Hauts-de-France numéro R32-2025-479, publié le 16 septembre 2025, pour le numéro et la date de l’arrêté, et pour le texte de l’arrêté lui-même, dont les trois pages scannées ont été lues par reconnaissance optique de caractères ; ces deux publications relèvent de la même chaîne administrative et ne font donc qu’une source pour la date ; fiche du Wimereux Communal Cemetery publiée par la Commonwealth War Graves Commission, pour la pose à plat des pierres et sa cause, les deux mille huit cent quarante-sept sépultures de la Première Guerre mondiale dont deux non identifiées, les quatorze de la Seconde dont six non identifiées, les cinq sépultures françaises, le carré de cent soixante-dix tombes allemandes, l’architecte de la section du Commonwealth, le centre hospitalier à partir d’octobre 1914, la moitié sud-est réservée, les inhumations parmi les tombes civiles, la saturation de juin 1918 et le report sur Terlincthun, le total de trois mille trente-huit affiché en tête et la référence de la tombe de John McCrae ; communiqué du ministère de la Culture du 23 mars 2026 sur les nouveaux monuments historiques des Hauts-de-France, pour le rôle hospitalier de la côte boulonnaise, la formule près de deux mille huit cent quarante-sept tombes, le carré de soldats allemands donné sans nombre et l’architecte ; recueil des traités du Canada, pour l’accord sur les sépultures militaires signé à Paris le 31 octobre 1951 ; Musée canadien de la guerre et Dictionary of Canadian Biography, deux institutions distinctes de la commission et du ministère, pour la mort de John McCrae le 28 janvier 1918, son inhumation ici, et pour sa nomination du 24 janvier 1918 comme médecin consultant de la première armée britannique ; liste des sites mémoriels et funéraires de la Grande Guerre inscrits au patrimoine mondial, publiée par le ministère de la Culture, pour le libellé cimetière communal de Wimereux et les quatorze lignes du Pas-de-Calais ; export national des immeubles protégés, quarante-six mille sept cent soixante et une notices, interrogé par nos soins le 3 novembre 2026, pour les cinquante-neuf notices et trente et une communes du périmètre, les soixante et un actes datés, l’intervalle de trois mille quatre cent cinquante et un jours, l’inscription de la villa Le Bon Gîte du 24 novembre 2025, les dix notices portant Cemetery ou Memorial et les sept portant Commonwealth ; interface cartographique de l’Institut géographique national pour la contenance cadastrale, et notre propre calcul de haversine pour les trois distances. Ne sont pas établis : l’étendue exacte du périmètre protégé au regard de l’ensemble du cimetière communal, le nombre de tombes allemandes hors du registre de la commission, le nom exact de l’hôpital où John McCrae est mort, et tout ce qui concerne la décision de l’organisation internationale, dont le site nous a refusé l’accès.

Questions fréquentes

Pourquoi les pierres tombales reposent-elles à plat ?

À cause du sol. La Commonwealth War Graves Commission l'écrit en une phrase sur sa fiche de ce cimetière : en raison de la nature sableuse du sol, les pierres tombales reposent à plat sur les tombes. C'est une solution technique, pas un choix de composition : un sable ne tient pas une stèle dressée. La commission ne dit pas combien de pierres sont ainsi posées, et nous ne l'écrivons donc pas.

Combien de sépultures ce cimetière compte-t-il ?

Le registre de la Commonwealth War Graves Commission y compte deux mille huit cent quarante-sept sépultures du Commonwealth de la Première Guerre mondiale, dont deux non identifiées, quatorze sépultures de la Seconde Guerre mondiale, dont six non identifiées, cinq sépultures françaises et un carré de cent soixante-dix tombes de guerre allemandes. Ce dernier chiffre n'est porté que par elle : le ministère de la Culture écrit un carré de soldats allemands, sans nombre.

Depuis quand est-il protégé ?

Depuis le 15 juillet 2025, par un arrêté préfectoral qui l'inscrit en totalité au titre des monuments historiques. La notice du ministère de la Culture, qui reprend les termes de l'arrêté et précise elle-même être opposable et faire foi juridiquement, désigne le cimetière situé rue René Cassin, sur une parcelle unique de la section cadastrale AI. Le bien est propriété de l'État, et son affectataire est la direction de la mémoire, de la culture et des archives du ministère des Armées.

Qui est enterré là ?

Des soldats du Commonwealth morts dans les hôpitaux de la côte boulonnaise, et parmi eux le médecin et poète canadien John McCrae, auteur du poème In Flanders Fields, mort le 28 janvier 1918 à quarante-cinq ans. Trois institutions distinctes établissent son inhumation ici : la Commonwealth War Graves Commission, qui donne sa tombe, le Musée canadien de la guerre et le Dictionary of Canadian Biography.

Pourquoi un cimetière de guerre à Wimereux ?

Parce que la côte y a été transformée en hôpital. Le ministère de la Culture l'écrit ainsi : à partir d'octobre 1914, Boulogne et Wimereux deviennent un important centre hospitalier pour les armées alliées, et les soldats décédés dans les hôpitaux militaires y sont inhumés. La Commonwealth War Graves Commission précise que la moitié sud-est du cimetière communal avait été réservée aux tombes du Commonwealth, et qu'en juin 1918 cette moitié était pleine : les inhumations suivantes se sont faites dans un autre cimetière, à Terlincthun.
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