Plus de dix tonnes d’or remontées jusqu’en 1952, et l’État traite encore l’arsenic : la mine de La Bellière, dans les Mauges

Le plan d'ensemble des installations de la mine de La Bellière, dressé au millième
Le plan d'ensemble des installations du jour de la mine de La Bellière, dressé au 1:1 000. Plus de dix tonnes d'or en sont sorties. Photo : auteur non précisé, Public domain, via Wikimedia Commons.

Entre 1905 et le milieu du vingtième siècle, la mine d’or de La Bellière, à Saint-Pierre-Montlimart dans le Maine-et-Loire, a remonté plus de dix tonnes d’or. Plus de soixante-dix ans après l’arrêt, l’État y fait encore traiter l’arsenic qui sort du sous-sol.

Le chiffre de la production vient d’un rapport public du Bureau de recherches géologiques et minières, qui écrit que de 1905 à 1952, quelque dix mille quatre cents kilogrammes d’or et mille kilogrammes d’argent ont été extraits de la mine d’or de La Bellière, issus d’un million cinq cent mille tonnes de minerai provenant de trente kilomètres de galeries.

Un second document, produit par l’Institut de minéralogie et de physique des milieux condensés et publié par la Ville d’Angers, donne dix mille deux cent quatre-vingts kilogrammes. Cent vingt kilogrammes d’écart, un peu plus de un pour cent, et aucune des deux sources ne dit comment elle compte. Nous donnons donc la fourchette, et les deux noms.

Plus de dix tonnes d’or sorties d’un bourg de bocage, et une station de traitement que l’État ne peut pas éteindre.

Ce que l’État doit tenir depuis le 1er janvier 2023

Le fait le plus récent de ce site n’est pas minier, il est administratif, et il est daté au jour.

Le rapport du BRGM l’écrit ainsi : depuis le 1er janvier 2023, la station de traitement des eaux de La Bellière est une installation hydraulique de sécurité relevant de l’article L. 163-11 du code minier et devant être gérée par le département prévention et sécurité minière.

Nous avons vérifié cette phrase sur l’acte lui-même, et non sur le rapport qui la rapporte. L’annexe de l’arrêté du 5 octobre 2016 fixant la liste des installations gérées par le BRGM, dans sa version publiée sur Légifrance, inscrit nommément l’installation La Bellière, commune de Montrevault-sur-Èvre, département 49, comme station de traitement des eaux du bassin minier Centre Ouest, dans la rubrique des installations hydrauliques de sécurité relevant de l’article L. 163-11.

Ce que cette bascule veut dire : une installation hydraulique de sécurité n’est pas un équipement que l’on peut arrêter quand le budget se resserre. C’est un ouvrage dont l’État assume la gestion parce que l’ancien exploitant n’existe plus et que le risque, lui, est toujours là. Soixante et onze ans séparent la borne de 1952 retenue par le BRGM et cette date du 1er janvier 2023.

Les chiffres de l’arsenic, et le paragraphe qui se retourne

Les rapports annuels du BRGM donnent les mesures année par année, et ils ne les habillent pas.

Point de mesureBilan 2023Bilan 2024
arsenic total en entrée de station963 µg/l en moyenneproche de 900 µg/l
débit moyen de l’émergenceenviron 16 m3/henviron 21 m3/h
abattement par les lagunesun peu plus de 80 pour centproche de 80 pour cent
arsenic total en sortie de lagunes159 µg/l en moyenneproche de 177 µg/l
objectif de sortie du plan de gestion de 2014100 µg/l100 µg/l
Relevé dans les rapports BRGM/RP-73454-FR du 23 mai 2024 et BRGM/RP-74487-FR du 30 avril 2025, section 4.3.2 de chacun. Le rapport de 2024 attribue à la pluviométrie l’écart entre les vingt et un mètres cubes par heure de l’année et la moyenne de quinze virgule six des années 2017 à 2023.

Le passage du rapport de 2024 mérite d’être lu en entier, parce qu’il se retourne en son milieu. Il commence par rassurer : ce taux d’abattement témoigne globalement du bon fonctionnement des lagunes au regard du traitement passif utilisé. Puis il mesure : la sortie est proche de cent soixante-dix-sept microgrammes par litre quand il était envisagé un objectif théorique de traitement de cent microgrammes par litre en sortie de station. Puis il conclut : la station se révèle donc un peu moins performante que prévue au moment de sa conception, sans pour autant que cela ne remette en question l’efficacité et l’intérêt de l’installation.

Un an plus tôt, avec un chiffre meilleur, cent cinquante-neuf microgrammes au lieu de cent soixante-dix-sept, la même section était plus sèche : cet objectif n’est donc en moyenne pas atteint en 2023, et cet objectif n’était pas non plus atteint en moyenne sur la période 2017 à 2022.

Dans le cours d’eau qui reçoit le rejet, c’est le rapport de 2023 qui donne des mesures variant d’un facteur treize selon la saison : l’arsenic total y culmine à cent sept microgrammes par litre en basses eaux, en septembre, et descend à huit microgrammes en hautes eaux, en décembre. En 2024, la moyenne est de sept microgrammes en amont du rejet et de vingt-deux en aval, et le rapport prévient aussitôt que la hausse est moindre que celle des années précédentes, parce que la pluviométrie abondante de l’année a fait que les conditions de basses eaux n’ont pas été rencontrées lors des prélèvements.

Ce que le BRGM dit ne pas savoir : la même phrase figure mot pour mot dans les deux rapports, et c’est un aveu d’incertitude qu’il faut citer tel quel. Compte tenu des données disponibles et de l’historique du site, écrit l’organisme, il est difficile d’évaluer la part du rejet des lagunes dans l’impact global du site sur le cours d’eau, et des investigations complémentaires seraient nécessaires pour déterminer la nature et la contribution des différentes voies de transfert potentielles. Nous ne nommons pas ce cours d’eau, parce que les deux rapports ne le nomment pas non plus.

Une découverte qui tient à un malentendu sur l’étain

L’or de ce secteur n’a pas été trouvé, il a été retrouvé. Le BRGM le dit en une phrase : l’or était connu dans le secteur depuis l’antiquité, mais c’est la première moitié du vingtième siècle qui a été le témoin d’une véritable exploitation industrielle.

Le récit de la redécouverte, raconté par l’Institut de minéralogie, est une suite de hasards. En 1835, un conservateur du muséum d’Angers repère d’anciennes fosses et des filons de quartz à mispickel sur la commune ; son travail passe inaperçu. En 1895, un ingénieur des mines reçu au château de La Bellière, et qui s’intéressait aux gisements d’étain, remarque dans le parc des excavations de trente à cent mètres de côté et jusqu’à dix mètres de profondeur, et fait le rapprochement avec des fosses de mines d’étain.

Les analyses conduites à l’École des mines, écrit le même document, constateront l’absence d’étain mais révéleront la présence de mispickel contenant de l’or, titrant de cinq à trois cent dix grammes à la tonne. La suite est une affaire de propriété : le propriétaire du château craint que les richesses du sous-sol de ses terres profitent à d’autres. Il demande la concession en 1902, la société est créée en avril 1905, et la concession accordée le 5 juin de la même année.

La montée, l’incendie, et la fin qui ne tombe pas sur la même année

La production des premières années est documentée par une source contemporaine de l’exploitation : un périodique technique de 1913 qui cite explicitement les Annales des Mines de 1912.

AnnéeOr produit
1906212 kg
1907362 kg
1908515 kg
1909953 kg
1910environ 1 200 kg
D’après le périodique de 1913 citant les Annales des Mines de 1912, qui donne 1 206 kg pour 1910. L’Institut de minéralogie écrit pour la même année 1 240,698 kg, au gramme près et sans dire d’où il tient ce chiffre. Nous retenons l’ordre de grandeur et nous donnons les deux valeurs.

La même source contemporaine donne l’échelle humaine et technique du site vers 1910 à 1912 : sept cent cinquante ouvriers et employés au total, dont deux cent cinquante à l’usine métallurgique, une force motrice de mille six cents chevaux pour la mine et l’usine réunies, et une consommation d’eau utile proche de deux mille mètres cubes par jour.

Puis vient 1917, et un incendie qui détruit une grande partie des installations de broyage. L’exploitation ne reprend qu’en 1925. De 1926 à 1938, la production se tient entre un peu moins de cent et un peu plus de quatre cents kilogrammes d’or par an, loin des douze cents kilogrammes de 1910.

Sur la fin, les deux sources ne tombent pas sur la même année, et nous ne les départageons pas. L’Institut de minéralogie décrit un déclin à partir de 1939 et un arrêt en 1941, avec l’épuisement des zones à fortes teneurs et des teneurs tombant à huit grammes à la tonne voire moins, puis quelques travaux en 1951 restés sans suite. Le BRGM, lui, borne l’exploitation à 1952, et répète cette borne d’un rapport à l’autre. Les deux peuvent être vrais si l’une est la fin de la production et l’autre la fin administrative, mais nous n’avons trouvé aucun document qui l’écrive.

Une arithmétique qui ne tombe pas juste, et qu’il faut dire

Les chiffres publiés sur cette mine ne se recoupent pas entre eux, et le calcul est à la portée de n’importe quel lecteur. Nous préférons le faire que de les aligner en silence.

  • Dix mille quatre cents kilogrammes d’or tirés d’un million cinq cent mille tonnes de minerai donnent une teneur moyenne de six grammes quatre-vingt-treize à la tonne.
  • Or l’Institut de minéralogie donne une teneur moyenne du minerai de seize grammes à la tonne. Appliquée au même million cinq cent mille tonnes, elle donnerait vingt-quatre tonnes d’or, soit plus du double du total que les deux sources admettent.
  • Trois explications sont possibles et aucune n’est écrite dans les documents que nous avons lus : le million et demi de tonnes inclut du stérile, les seize grammes à la tonne ne valent que pour la période riche, ou le rendement de récupération était très inférieur à cent pour cent.

Sur l’ouvrage lui-même, l’Institut de minéralogie décrit une concession de cinq cent huit hectares, quatre groupes de filons de quartz dans les schistes, d’une puissance de un à six mètres avec des maxima à vingt, orientés est-ouest, étendus sur deux kilomètres et descendant à cent quatre-vingts mètres de profondeur. Trois centres d’extraction, dits Thomas, Bon-Air et Saint-Antoine, le dernier étant le plus important avec ses trois puits, exploités sur six niveaux entre trente et cent soixante-dix mètres sous la surface.

La seule mine protégée des Mauges est une mine de charbon

Cette mine d’or n’est protégée par aucun arrêté au titre des monuments historiques. Nous l’avons vérifié dans un corpus fermé que nous nommons, et l’absence vaut pour ce corpus.

Dans l’export national des immeubles protégés, quarante-six mille sept cent soixante et une notices, la seule notice portant le nom de commune Saint-Pierre-Montlimart est celle de la chapelle Saint-Just, inscrite par arrêté du 28 décembre 1984. Pas une ligne sur la mine, ses puits, ses lagunes ou ses terrils.

La seule mine protégée du territoire est à dix-huit kilomètres quatre au nord-est, distance calculée par haversine entre le centre communal et les coordonnées de la notice, et c’est une mine de charbon. La notice PA49000044 porte sur l’ancienne mine de charbon de la Tranchée, à Montjean-sur-Loire, inscrite par arrêté du 1er mars 2004. Le texte de la protection est précis sur ce qu’il retient : le chevalement de l’ancienne mine, avec le local de la machine à vapeur et le logement du mécanicien, les fours à chaux, et le terrain d’assiette de l’ensemble, dont la parcelle qui porte la batterie des sept fours à chaux.

Une phrase à ne pas prêter à l’arrêté : le champ historique de cette même notice, qui n’est pas le texte de la protection, écrit que le chevalement maçonné du puits est le plus puissant, trente-deux mètres vingt-neuf de haut, des treize chevalements de pierre subsistant en France. Deux prudences s’imposent. D’abord, puissant, en vocabulaire d’architecture, qualifie la masse et non la hauteur : la parenthèse suggère un classement par hauteur que le mot ne dit pas. Ensuite, nous n’avons pas pu recompter ces treize chevalements de pierre : notre propre décompte sur l’export, quarante-quatre notices contenant le mot chevalement sur quarante-six mille sept cent soixante et une, ne porte pas sur le même objet.

Pour situer le patrimoine protégé du territoire, nous avons interrogé le même export sur un périmètre nommé : les six communes nouvelles de Mauges Communauté et leurs soixante-quatre communes déléguées, soit soixante-dix noms de commune. Résultat, quarante-huit notices, décomptées par code Insee et non par nom de commune afin d’écarter les homonymes d’autres départements, dont six à Chemillé, quatre à Montjean-sur-Loire, quatre à Saint-Florent-le-Vieil et trois à Champtoceaux. Ce décompte vaut pour cette intercommunalité, pas pour les Mauges au sens du pays historique, qui la déborde vers Cholet et le Vihiersois.

Vu du ciel, un bourg plus près de Nantes que d’Angers

Les deux sources qui situent ce site ne donnent pas la même distance : le BRGM écrit environ quarante kilomètres au sud-ouest d’Angers, l’Institut de minéralogie une cinquantaine de kilomètres. Nous avons calculé plutôt que d’estimer, sur les centres communaux fournis par l’interface publique des données communales et par la formule de haversine.

  • De Saint-Pierre-Montlimart au centre d’Angers : quarante-deux kilomètres deux. Le BRGM est donc le plus juste des deux.
  • Au centre de Nantes : trente-neuf kilomètres huit. La mine est un peu plus près de Nantes que d’Angers, de deux kilomètres et demi, ce qui ne se joue pas à grand-chose.
  • Au centre de Cholet : vingt-neuf kilomètres six.

Et l’or n’a pas disparu des papiers administratifs. Un arrêté du 4 février 2014 accorde à une société un permis exclusif de recherches de mines d’or, d’argent et de substances connexes dit Saint-Pierre, d’une superficie d’environ trois cent quatre-vingt-six kilomètres carrés dans le Maine-et-Loire, pour cinq ans à compter de la publication au Journal officiel, contre un engagement financier minimal de douze millions d’euros.

Le corps de cet arrêté ne nomme aucune commune : il définit un polygone par cinq sommets en coordonnées projetées et renvoie à une carte annexée. Nous avons calculé l’aire de ce polygone par la formule du lacet, et nous trouvons trois cent quatre-vingt-cinq kilomètres carrés huit, ce qui recoupe l’environ trois cent quatre-vingt-six de l’arrêté. Le point de Saint-Pierre-Montlimart tombe à l’intérieur.

Quatre courriels pour une consultation du public : la synthèse publiée par le ministère sur les projets d’arrêtés des permis Beaulieu et Saint-Pierre donne le compte exact. Consultation ouverte du 12 novembre au 3 décembre 2013 inclus, soit les trois semaines imposées par le code de l’environnement. Quatre avis reçus par courriels entre le 28 novembre et le 3 décembre, tous favorables, émanant de trois étudiants et d’un professeur d’université en géologie. Et la conclusion, que nous citons telle quelle : ces observations, relatives à la création d’emplois induite par la mise en œuvre des projets et la relance de l’industrie minérale en France, ne réclamant aucune précision et ne suscitant aucune inquiétude, n’appelaient pas de mesures particulières.

Ce que devient ce permis, nous ne le savons pas. Accordé pour cinq ans à compter de février 2014, il arrivait à échéance vers février 2019, mais ce calcul est le nôtre. Nous n’avons trouvé sur Légifrance ni prolongation, ni renonciation, ni mutation de ce permis précis, alors que nous avons bien trouvé des renonciations de la même société sur d’autres permis en 2019. Ne pas trouver n’établit rien : le web n’est pas un corpus fermé, et nous n’avons pas interrogé le registre des titres miniers.

Reste, pour finir, une datation qu’il faut rapporter avec son auteur et pas davantage. Le dossier de presse de la Ville d’Angers, dans une section de repères attribuée à un géologue et à une revue, écrit que l’exploitation de l’or armoricain est attestée à l’époque gallo-romaine, en l’an 205, à Saint-Pierre-Montlimart. Nous n’avons pas lu cet article et nous n’avons pas vérifié cette date : c’est l’affirmation d’un auteur reprise par une ville, pas un fait établi.

Sources : Bureau de recherches géologiques et minières, département prévention et sécurité minière, comptes rendus annuels régionaux d’activité pour les Pays de la Loire, rapports BRGM/RP-73454-FR du 23 mai 2024 et BRGM/RP-74487-FR du 30 avril 2025, sections 4.3.1 et 4.3.2, pour la production de 1905 à 1952, les trente kilomètres de galeries, le million et demi de tonnes de minerai, le statut d’installation hydraulique de sécurité depuis le 1er janvier 2023, toutes les mesures d’arsenic de 2023 et 2024, les débits, les taux d’abattement, l’objectif de cent microgrammes par litre du plan de gestion de 2014, les mesures dans le cours d’eau récepteur, l’aveu d’incertitude sur la part du rejet et la phrase sur l’or connu depuis l’antiquité ; annexe de l’arrêté du 5 octobre 2016 fixant la liste des installations gérées par le BRGM, version publiée sur Légifrance, pour l’inscription nominative de l’installation La Bellière à Montrevault-sur-Èvre ; document de l’Institut de minéralogie et de physique des milieux condensés publié dans un dossier de presse de la Ville d’Angers, pour le total de dix mille deux cent quatre-vingts kilogrammes, la concession de cinq cent huit hectares, la description des filons, les trois centres d’extraction et leurs puits, les six niveaux, la redécouverte de 1835 et de 1895, les teneurs de cinq à trois cent dix grammes à la tonne, la demande de concession de 1902, la création de la société en avril 1905 et la concession du 5 juin 1905, l’incendie de 1917, la reprise de 1925, la fourchette de 1926 à 1938, le déclin de 1939 et l’arrêt de 1941, les travaux sans suite de 1951, la production de 1 240,698 kilogrammes pour 1910, la teneur moyenne de seize grammes à la tonne et la datation de l’an 205 attribuée à un géologue ; périodique technique de 1913 citant les Annales des Mines de 1912, pour les productions annuelles de 1906 à 1910, les sept cent cinquante ouvriers et employés dont deux cent cinquante à l’usine, les mille six cents chevaux et les deux mille mètres cubes d’eau par jour ; arrêté du 4 février 2014 publié au Journal officiel du 11 février 2014, pour le permis Saint-Pierre, sa superficie, sa durée, son engagement financier et ses cinq sommets, l’aire de trois cent quatre-vingt-cinq kilomètres carrés huit étant notre propre calcul ; synthèse des avis du public publiée par le ministère, pour la consultation du 12 novembre au 3 décembre 2013, les quatre courriels et leur traitement ; export national des immeubles protégés au titre des monuments historiques, quarante-six mille sept cent soixante et une notices, interrogé par nos soins le 2 novembre 2026, pour l’absence de protection de la mine d’or, la chapelle Saint-Just inscrite le 28 décembre 1984, la notice PA49000044 de Montjean-sur-Loire et son texte de protection, son champ historique, et les quarante-quatre notices contenant le mot chevalement ; interface publique des données communales pour les six communes de Mauges Communauté, leurs soixante-quatre communes déléguées et les centres ayant servi aux trois distances, calculées par haversine et non estimées. Ne sont pas établis : le total exact d’or, l’année de fin de l’exploitation, le nom du cours d’eau récepteur, le tonnage des résidus restant sur le site, le statut actuel du permis de 2014, la datation de l’an 205 et le nombre de treize chevalements de pierre subsistant en France.

Questions fréquentes

Combien d'or la mine de La Bellière a-t-elle produit ?

Les deux sources que nous avons lues ne donnent pas le même total, et l'écart est d'un peu plus de un pour cent. Le Bureau de recherches géologiques et minières écrit que de 1905 à 1952, quelque dix mille quatre cents kilogrammes d'or et mille kilogrammes d'argent ont été extraits, issus d'un million cinq cent mille tonnes de minerai provenant de trente kilomètres de galeries. Un document de l'Institut de minéralogie et de physique des milieux condensés, publié par la Ville d'Angers, écrit dix mille deux cent quatre-vingts kilogrammes d'or. Aucune des deux ne dit comment elle compte.

La mine est-elle fermée depuis 1952 ou depuis 1941 ?

Les deux dates circulent et nous ne les départageons pas. Le BRGM borne l'exploitation à 1952 et répète cette borne dans deux rapports successifs. Le document de l'Institut de minéralogie écrit que la production périclite à partir de 1939 pour s'arrêter en 1941, et que quelques travaux entrepris en 1951 sont restés sans suite. Les deux peuvent être vrais en même temps si 1952 est la fin administrative et 1941 la fin de la production, mais nous n'avons trouvé aucun document qui l'établisse.

Pourquoi l'État traite-t-il encore l'eau du site ?

Parce que l'eau qui sort du sous-sol porte de l'arsenic. En 2023, à l'entrée de la station, le rapport public du BRGM mesure une teneur moyenne en arsenic total de neuf cent soixante-trois microgrammes par litre. Après passage dans les lagunes, la moyenne en sortie tombe à cent cinquante-neuf. Depuis le 1er janvier 2023, cette station est une installation hydraulique de sécurité relevant de l'article L. 163-11 du code minier, et l'annexe d'un arrêté ministériel publiée sur Légifrance l'inscrit nommément parmi les installations que le BRGM gère.

La mine est-elle classée monument historique ?

Non, et nous l'avons vérifié dans un corpus fermé que nous nommons. Dans l'export national des immeubles protégés, quarante-six mille sept cent soixante et une notices, la seule notice portant le nom de commune Saint-Pierre-Montlimart est celle de la chapelle Saint-Just, inscrite par arrêté du 28 décembre 1984. La seule mine protégée du territoire de Mauges Communauté est une mine de charbon, à Montjean-sur-Loire, inscrite le 1er mars 2004.

Y a-t-il eu une nouvelle recherche d'or dans les Mauges ?

Oui, par un arrêté du 4 février 2014, qui accorde à une société un permis exclusif de recherches de mines d'or, d'argent et de substances connexes dit Saint-Pierre, sur environ trois cent quatre-vingt-six kilomètres carrés du Maine-et-Loire, pour cinq ans et contre un engagement financier minimal de douze millions d'euros. Nous ne savons pas ce qu'il est devenu : nous n'avons trouvé sur Légifrance ni prolongation, ni renonciation, ni mutation de ce permis précis, et nous n'avons pas interrogé le registre des titres miniers.
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