En 1894 il quitte Paris pour le vieux pays des potiers, sur un anticlinal érodé : l’atelier des Sables-Rouges à Lachapelle-aux-Pots

Le relief du pays de Bray, ses prairies bocagères et son village au creux de la dépression
Le pays de Bray : une boutonnière, c'est-à-dire un pli dont l'érosion a ouvert le sommet et mis les argiles à nu. Photo : Ag5678102, CC0, via Wikimedia Commons.

En 1894, le céramiste Auguste Delaherche quitte Paris. Il y a un atelier rue Blomet, il a été célébré à l’exposition de l’Union centrale des arts décoratifs en 1887 puis à l’Exposition universelle de 1889, et c’est précisément à ce moment qu’il repart vers l’Oise.

Il revient au pays des potiers. L’inventaire du fonds Delaherche publié par le musée d’Orsay écrit qu’il quitte Paris cette année-là pour retrouver le Beauvaisis, et qu’il s’installe alors définitivement à Armentières, près de La Chapelle-aux-Pots, au cœur du vieux pays des potiers.

La même année, poursuit le document, il conçoit ses fours dans l’atelier des Sables-Rouges. Il ne reprend donc pas un atelier existant : il en fait bâtir un et il en conçoit la partie qui compte.

Il ne rachète pas un four de village : il le conçoit.

Un atelier de potier bâti par un ancien professeur de Guimard

Le détail que donne le musée d’Orsay sur la construction ne s’invente pas. L’atelier est élevé par Charles Genuys, que l’inventaire qualifie d’ancien professeur d’Hector Guimard. Un atelier de céramique de campagne, dans un hameau de l’Oise, bâti par un architecte qui avait formé l’un des noms de l’Art nouveau parisien.

Ce nom et cette précision ne viennent que de cette source, et nous le disons plutôt que de les faire passer pour établis par deux institutions.

L’arrivée s’est préparée. Les actes notariés conservés dans le fonds montrent des achats de terrains à Armentières les 17 et 20 octobre 1892, puis l’achat d’une maison aux époux Cartier le 10 janvier 1893. L’installation de 1894 est l’aboutissement de deux ans de démarches.

La brochure du service Villes et Pays d’art et d’histoire de la ville de Beauvais, diffusée par l’office de tourisme du Beauvaisis, donne le même millésime : en 1894, le céramiste s’installe dans son atelier construit à Armentières. Deux institutions distinctes, un musée national et un service municipal, et aucune des deux ne reprend l’encyclopédie en ligne.

Dans quelle commune, exactement ? les deux sources écrivent Armentières, et celle de Beauvais ajoute que le lieu est aujourd’hui rattaché à Lachapelle-aux-Pots. La Base Adresse Nationale, que nous avons interrogée le 1er novembre 2026, complique un peu les choses : elle donne une voie nommée Armentières à Hodenc-en-Bray, la commune voisine, et une route d’Armentières à Lachapelle-aux-Pots. Le hameau est à cheval sur deux communes. Nous n’avons trouvé ni l’acte ni la date du rattachement, et nous n’avons lu aucun document cadastral : nous n’affirmons donc pas dans quelle commune se trouve l’atelier. Ce qui est sûr, c’est que la rue des Sables Rouges, qui porte le nom du lieu-dit de l’atelier, est à Lachapelle-aux-Pots dans cette base.

1904, l’année où les dessins disparaissent

Dix ans après son installation, quelque chose change, et les deux sources le décrivent avec des mots différents mais sans se contredire.

Le musée d’Orsay note que dès 1904 les dessins préparatoires remis aux tourneurs disparaissent au profit d’œuvres uniques. La ville de Beauvais écrit qu’à partir de 1904 il réalise seul ses créations. L’inventaire précise ailleurs qu’il tourne et cuit ses pièces lui-même.

Autrement dit, ce qui cesse en 1904 n’est pas une production, c’est une organisation. Les dessins étaient des consignes données à des ouvriers tourneurs ; leur disparition des archives est la trace matérielle de la fin d’une division du travail. Les dessins antérieurs, eux, sont aujourd’hui conservés par le musée.

Des fours de dix-sept mètres, et une seule source pour le dire

À Lachapelle-aux-Pots, deux fours plus anciens sont protégés au titre des monuments historiques sous le nom de fours de la Crapaudière. Tout ce que nous allons en dire provient d’un seul producteur, le service des monuments historiques du ministère de la Culture, par sa notice de protection. Les sites qui la relaient la recopient et ne la confirment pas, ce qui ne fait pas une seconde source.

  • Inscription par arrêté du 8 septembre 2000, modifiée par arrêté du 18 février 2002.
  • Deux fours construits en 1872 et en 1881 par le potier Magloire Vie.
  • Des fours longitudinaux à axe de cuisson oblique, sur le modèle des fours médiévaux, mais d’une taille d’environ dix-sept mètres.
  • La voûte du foyer est percée de petits orifices servant à saler les grès en fin de cuisson, un procédé allemand que la notice rapporte à Jules Ziegler.
  • La notice les présente comme les derniers témoins de ce type d’installation dans le Beauvaisis, et situe le déclin de cette production vers 1900 à 1914, concurrencée par la faïence pour la vaisselle et par le verre pour les produits chimiques.

Le nom tient toujours sur le terrain, comme pour les Sables Rouges : une rue de la Crapaudière existe encore dans la commune.

Le détail des orifices de salage renvoie à un maillon précis. La brochure de Beauvais raconte que le peintre Jules Ziegler s’installe à Voisinlieu, aujourd’hui rattaché à Beauvais, pour travailler les argiles du Beauvaisis, qu’il connaît les grès rhénans et décide d’introduire en France la production de grès salé, avec une équipe de céramistes allemands et des mouleurs venus de Choisy-le-Roi. Et elle ajoute la phrase qui fait la chaîne : les potiers brayons reprennent cette technique. La date de cette installation est donnée comme 1838 par la ville de Beauvais, et comme 1839 par le chargé des collections céramiques du MUDO, musée de l’Oise, dans un entretien publié en 2016. Un an d’écart entre deux sources sérieuses, que nous ne tranchons pas.

L’atelier n’est pas protégé, les fours du village le sont

Nous avons interrogé nous-mêmes, le 1er novembre 2026, l’export national des immeubles protégés au titre des monuments historiques, 46 761 notices.

RechercheRésultatPortée
Lachapelle-aux-Pots1 notice, les fours de la Crapaudièrec’est le seul immeuble protégé de la commune
Savignies, Saint-Aubin-en-Bray, Sommery, Saint-Saëns, Argueil0 notice chacuneces cinq communes ne portent aucun immeuble protégé dans cet export, ce qui ne vaut pas pour tous les villages potiers, Auneuil en porte deux
le mot Delaherche0 notice sur 46 761l’atelier des Sables-Rouges n’est pas protégé comme immeuble
mention d’un classement par liste de 1840535 notices en France, dont 13 dans l’Oise et 18 en Seine-Maritimece sont les notices actuelles qui portent cette mention, ce n’est pas le décompte de la liste de 1840 elle-même
ces mêmes notices en pays de Bray2, l’église et la chapelle de Saint-Germer-de-Fly et l’église Saint-Hildebert de Gournay-en-Braypérimètre du pays de Bray tel que nous l’avons retenu
Ces absences valent preuve dans ce fichier fermé et téléchargeable, et nulle part ailleurs. L’export ne couvre que les immeubles, pas les objets mobiliers.

Le résultat vaut d’être énoncé sans l’arrondir. Lachapelle-aux-Pots ne porte qu’un seul immeuble protégé dans cet export, et l’atelier du céramiste le plus connu de la région n’y figure pas. Le patrimoine céramique du Beauvaisis y est protégé, mais ailleurs : à Auneuil, village potier de la même liste, la maison et l’usine Boulenger sont inscrites le 4 juin 1991 puis classées le 27 juin 1991, et l’ancienne manufacture de carreaux Boulenger est inscrite le 21 février 2020. La notice de la première situe cette usine, implantée en 1848 par les frères Achille et Aimé Boulenger, au cœur de la grande région céramique du pays de Bray. Nous ne savons d’ailleurs pas dans quel état il se trouve aujourd’hui : aucune des sources que nous avons lues ne le dit.

Un chiffre de production circule pour le dix-neuvième siècle, et nous le donnons tel quel, en nommant sa faiblesse : un site consacré à la céramique traditionnelle avance qu’en 1841 on comptait à La Chapelle-aux-Pots quinze fours à grès ou à plommures, pour une production moyenne de un million trois cent mille pièces par an. Cette page se présente comme collaborative et ne cite aucune bibliographie, et nous n’avons trouvé aucune source institutionnelle pour la recouper. Le chiffre est donc une affirmation, pas une donnée.

Vu du ciel, un pli décapité par l’érosion

Il y a une raison géologique à tout cela, et elle se voit d’en haut. Le pays de Bray est une boutonnière : un pli anticlinal dont l’érosion a ouvert le sommet, si bien que les couches les plus anciennes, dont les argiles, affleurent au centre d’une dépression bordée de reliefs crayeux.

La Société Géologique de Normandie et des Amis du Muséum du Havre, dans le compte rendu d’une excursion de septembre 2022, décrit une forme trapézoïdale orientée du sud-est au nord-ouest et donne ses dimensions : soixante-quinze kilomètres de longueur, deux à douze kilomètres de largeur, et un point culminant de deux cent quarante-six mètres sur une bordure nord très rectiligne. Elle parle d’un anticlinal crevé, dont le pendage s’accentue brutalement le long d’une faille sur cette bordure nord, faille qu’elle date de trois cent vingt millions d’années. Elle avance aussi que le pli s’élevait de cinq cents voire six cents mètres à l’époque tertiaire, ce qui est une amplitude de déformation et non une altitude actuelle.

La Société Géologique du Nord, sur le portail géologique des Hauts-de-France, confirme la dissymétrie et la chiffre autrement : un pendage de quinze degrés au sud et d’environ cinquante degrés au nord. Les deux sociétés s’accordent sur la forme ; les cinquante degrés ne viennent que de la seconde.

La brochure de Beauvais donne un troisième chiffre, et il ne mesure pas la même chose : les argiles seraient mises à découvert sur près de quatre-vingt-cinq kilomètres de long. C’est la longueur de l’affleurement argileux, pas celle de la boutonnière. Ces deux valeurs ne se recoupent pas et il ne faut pas les présenter comme concurrentes.

Le plus bel indice est iconographique. La Société Géologique du Nord illustre sa fiche sur la boutonnière par une vue du village d’Armentières, et sa légende précise que le village repose sur du Jurassique, avec la cuesta nord du pays de Bray à l’arrière-plan. Le lieu que les géologues ont choisi pour montrer la structure est exactement celui où le céramiste est venu chercher la terre. La coïncidence n’est pas une coïncidence.

Les villages se sont d’ailleurs alignés sur les gisements, comme un chapelet. La brochure de Beauvais les énumère : au nord Lhéraule, Savignies, Le Détroit aujourd’hui rattaché à Savignies, Goincourt, Aux-Marais, Saint-Paul ; au sud Lachapelle-aux-Pots, Armentières, Les Fontainettes aujourd’hui rattaché à Saint-Aubin-en-Bray, Allonne, Auneuil, et Beauvais. Du côté de la Seine-Maritime, la société savante normande cite Saumont-la-Poterie et Saint-Samson-la-Poterie. Deux toponymes qui disent le métier sans détour.

Le voisinage, puis la fin

Delaherche n’était pas seul dans ce hameau. La brochure de Beauvais raconte que Pierre Pissareff, né en Russie et arrivé en France en 1925, s’installe à Armentières en 1931 dans l’ancienne manufacture de grès salés Bertin, et qu’il devient alors le voisin d’Auguste Delaherche. Détail amusant pour qui lit les deux sources : le fonds d’Orsay mentionne de son côté deux terrains des Sables Rouges vendus à un monsieur Bertin, l’un en 1881, l’autre en 1883. Les deux documents, sans se citer, désignent le même nom au même endroit.

La fin est brève et triste. Le musée d’Orsay écrit que les ravages de la Seconde Guerre mondiale sur Beauvais conduisent Jeanne et Auguste Delaherche à quitter Armentières, et qualifie ce voyage de fatal à Auguste. Il meurt en 1940. Son fils unique Pierre était mort pendant la Première Guerre mondiale, et le fonds conserve ses lettres et ses carnets écrits depuis le front.

L’œuvre, elle, est restée dans le département. Le musée de l’Oise, à Beauvais, conserve la collection la plus importante de l’artiste à la suite du legs de Jeanne Delaherche, et le musée reconstruit après la guerre lui a consacré une salle. La ville de Beauvais date ce legs de 1959, chiffre qui ne vient que d’elle. Le musée de la Poterie de Lachapelle-aux-Pots en conserve aussi une partie, et deux sites touristiques en avancent le nombre de pièces, près de quatre cents pour l’un, plus de trois cents pour l’autre : nous ne retenons ni l’un ni l’autre, faute de chiffre institutionnel.

Le village compte aujourd’hui mille cinq cent douze habitants pour neuf cent quatre-vingt-treize hectares, selon l’interface publique des données communales, qui ne libelle pas le millésime du recensement. La briqueterie et la tuilerie ont survécu au grès, un temps : la brochure de Beauvais situe le déclin à partir de 1960 et 1970 avec la crise du bâtiment, et ne cite plus que quelques établissements en activité, dont une tuilerie à Saint-Germer-de-Fly sous un nom commercial qui a changé depuis. Nous ne le reprenons donc pas au présent.

Sources : musée d’Orsay, inventaire du fonds Auguste Delaherche 1857-1940, document publié en 2020, pour le départ de Paris en 1894, l’installation à Armentières près de La Chapelle-aux-Pots, la conception des fours la même année, le nom de l’architecte Charles Genuys et sa qualité d’ancien professeur d’Hector Guimard, les actes notariés des 17 et 20 octobre 1892 et du 10 janvier 1893, l’entrée à l’École nationale des arts décoratifs en 1877, les grès de Goincourt entre 1883 et 1886, le grand prix de 1900, la disparition des dessins dès 1904, le legs de Jeanne Delaherche, le départ pendant la Seconde Guerre mondiale et la mort du fils Pierre ; ville de Beauvais, service Villes et Pays d’art et d’histoire, brochure Laissez-vous conter la céramique, pour l’installation de 1894, l’atelier parisien de la rue Blomet en 1887, les expositions de 1887 et 1889, le travail seul à partir de 1904, Jules Ziegler à Voisinlieu en 1838 et le grès salé repris par les potiers brayons, les quatre-vingt-cinq kilomètres d’argile à découvert, la liste des villages potiers, l’arrivée de Pierre Pissareff en 1931, le legs daté de 1959 et le déclin des briqueteries ; notice de protection des fours de la Crapaudière du ministère de la Culture, source unique, pour l’inscription du 8 septembre 2000 modifiée le 18 février 2002, les deux fours de 1872 et 1881, le potier Magloire Vie, la taille d’environ dix-sept mètres, les orifices de salage et le déclin vers 1900 à 1914 ; Société Géologique de Normandie et des Amis du Muséum du Havre, compte rendu d’excursion de septembre 2022, pour les soixante-quinze kilomètres, la largeur de deux à douze kilomètres, le point culminant de deux cent quarante-six mètres, la faille datée de trois cent vingt millions d’années et l’amplitude du pli au Tertiaire ; Société Géologique du Nord, portail géologique des Hauts-de-France, pour l’anticlinal dissymétrique, les pendages de quinze et cinquante degrés et la vue légendée du village d’Armentières ; interface publique des données communales et Base Adresse Nationale, interrogées par nos soins le 1er novembre 2026, pour la population, la superficie, la rue des Sables Rouges, la rue de la Crapaudière et les voies portant le nom d’Armentières ; export national des immeubles protégés au titre des monuments historiques, 46 761 notices, interrogé le même jour, pour les décomptes. Le lieu de naissance du céramiste n’est pas tranché, l’acte d’état civil n’a pas été lu. L’état actuel de l’atelier des Sables-Rouges et des fours de la Crapaudière n’est pas établi.

Questions fréquentes

Qui était Auguste Delaherche ?

Un céramiste entré à l'École nationale des arts décoratifs de Paris en 1877, qui élabore ses premiers grès vernis au sel entre 1883 et 1886 pendant ses vacances à Goincourt, dans l'Oise, ouvre un atelier parisien rue Blomet en 1887, se fait reconnaître à l'exposition de l'Union centrale des arts décoratifs la même année puis à l'Exposition universelle de 1889, et obtient le grand prix de la classe de céramique à celle de 1900. Il meurt en 1940. Sur son lieu de naissance, les sources diffèrent : la ville de Beauvais le dit natif de Beauvais, un article de revue le dit né à Goincourt. Nous n'avons pas lu l'acte d'état civil.

Pourquoi revient-il dans l'Oise en 1894 ?

Pour la terre. L'inventaire du fonds Delaherche publié par le musée d'Orsay écrit qu'il quitte Paris en 1894 pour retrouver le Beauvaisis, et qu'il s'installe alors définitivement dans l'Oise, à Armentières, près de La Chapelle-aux-Pots, au cœur du vieux pays des potiers. Le même document précise qu'il n'avait jamais totalement quitté sa région d'origine et qu'il y produisait régulièrement. La brochure du service Villes et Pays d'art et d'histoire de Beauvais date du même millésime l'installation dans son atelier.

Qu'est-ce que l'atelier des Sables-Rouges ?

Un atelier qu'il fait construire, et dont il dessine lui-même les fours en 1894. Le musée d'Orsay nomme celui qui a assuré la construction, Charles Genuys, et le qualifie d'ancien professeur d'Hector Guimard. Le mot architecte vient d'ailleurs : la notice de protection de l'hôtel de ville et de la fontaine de Limoges, au ministère de la Culture, écrit l'architecte Charles Genuys. Ce nom et cette précision ne viennent que de cette source. Les actes notariés du fonds montrent des achats de terrains à Armentières en octobre 1892 et l'achat d'une maison en janvier 1893, avant l'installation de 1894. Le nom du lieu-dit subsiste : une rue des Sables Rouges existe toujours à Lachapelle-aux-Pots dans la Base Adresse Nationale.

Que s'est-il passé en 1904 ?

Il s'est mis à travailler seul, et deux institutions le disent de la même façon. Le musée d'Orsay écrit que dès 1904 les dessins préparatoires remis aux tourneurs disparaissent au profit d'œuvres uniques, et ces dessins sont aujourd'hui dans les archives du musée. La ville de Beauvais écrit qu'à partir de 1904 il réalise seul ses créations. Ce qui disparaît des archives cette année-là est donc la trace d'une division du travail.

Pourquoi y a-t-il autant d'argile dans le pays de Bray ?

Parce que l'érosion a ouvert le sommet d'un pli anticlinal, ce qui met à nu des couches normalement enfouies. La Société Géologique du Nord décrit un anticlinal dissymétrique, avec un pendage faible au sud et beaucoup plus fort au nord. La Société Géologique de Normandie et des Amis du Muséum du Havre parle d'un anticlinal crevé par l'érosion, et donne pour la boutonnière une longueur de soixante-quinze kilomètres, une largeur de deux à douze kilomètres et un point culminant de deux cent quarante-six mètres sur la bordure nord.
PartagerFacebookXWhatsAppLinkedInE-mail
Retour en haut