Hugues Moutouh, préfet de la région Centre-Val de Loire, a signé un arrêté à Orléans le 8 juillet 2026. Il inscrit les étangs, les douves, les bondes et les vannes du château de la Turpinière.
Le domaine de la Turpinière se trouve à Sennely, dans le Loiret. L’arrêté complète une première inscription du 20 octobre 1989.
Nous avons lu l’acte dans le recueil des actes administratifs de la préfecture de région. Il y occupe les pages 38 à 43, publiées le 21 juillet 2026.
Son article premier inscrit aussi les façades et toitures des bâtiments de la plate-forme. Il inscrit enfin les sols de vingt-quatre parcelles de la section B.
Ce que l’arrêté protège, ce sont d’abord des bondes, des vannes et des ponts.
Ce que l’arrêté du 8 juillet 2026 inscrit à la Turpinière
L’énumération de l’acte est ouverte, et elle commence par l’eau. Étangs, bassins, fossés et leurs berges, douves et leurs murs de soutènement, bondes, vannes, ponts.
Les sols des vingt-quatre parcelles représentent 256 158 mètres carrés. Cette surface est l’addition des contenances que l’acte énumère lui-même.
Cela fait 25,6 hectares, soit un demi pour cent de la commune. Sennely couvre 4 999,57 hectares, et ce rapport est notre calcul.
L’acte exclut aussi, et il le fait nommément. Les aménagements paysagers sortent de la protection.
En sortent également la serre, le bûcher, la cave, l’abri de piscine et les murs de clôture. Hors de la plate-forme, l’acte écarte les éléments bâtis qui ne participent pas du système hydraulique.
Sur le bâti, la protection ne porte que les façades et les toitures. Le seul élément inscrit en totalité reste la chapelle, et cela vient de 1989.
Le parcellaire de la Turpinière, de 1989 à 2026
L’arrêté de 1989 citait trois parcelles, B 365, B 367 et B 370. Celui de 2026 en cite vingt-quatre, et il ne faut pas y lire une transformation.
Une seule des trois a été divisée, et l’acte le dit. La parcelle B 1514 est issue de la division de B 367, par un procès-verbal du 29 juin 2004.
Ce document a été publié au service de la publicité foncière d’Orléans le 15 juillet 2004. B 365 et B 370 portent toujours leur numéro de 1989.
Nous avons mesuré la géométrie du plan cadastral. La plate-forme de 965 mètres carrés forme une enclave à l’intérieur de la parcelle B 368.
Son contour partage vingt-cinq sommets avec celui de B 368. Tous ses sommets tombent dans ce contour, et ce calcul est le nôtre.
Une précaution s’impose sur les contenances. Le plan cadastral de l’IGN republie celui de la direction générale des finances publiques.
Il ne confirme donc pas indépendamment des surfaces que l’acte tire du même cadastre. Les vingt-quatre valeurs sont identiques des deux côtés, et cette identité ne prouve rien.
Un seul cas sur 46 761 notices
Nous avons interrogé l’export national des immeubles protégés. Il compte 46 761 notices, et nous y avons passé plusieurs filtres.
Dans le champ précision de la protection, cent douze notices portent la formule système hydraulique. Quarante-trois y portent la formule les sols des parcelles.
Une seule porte les deux à la fois, et c’est celle de la Turpinière. Ce décompte vaut pour cet export, à sa date, et pour lui seul.
Un détail de méthode mérite d’être dit. Le filtre désaccentué rend cent treize notices, à cause d’une notice de Thionne qui écrit systéme avec un accent aigu.
Ce que l’on sait du château de la Turpinière
La notice officielle date l’édifice du dernier quart du dix-septième siècle. Elle ajoute le premier quart du dix-huitième et celui du dix-neuvième.
Son champ historique précise que la chapelle actuelle date de 1810. L’Inventaire général rapporte de son côté un achat du domaine en 1681, pour René Trossard.
Cette dernière information ne nous vient que d’une source, et nous le signalons. La notice se dit par ailleurs intégrale, et elle ne l’est pas tout à fait.
Elle omet les vingt-quatre contenances et le paragraphe sur la division de 2004. Nous avons donc travaillé sur l’arrêté lui-même.
Le domaine est une propriété privée. Nous ne publions ni son adresse ni le nom de ses propriétaires, que l’arrêté mentionne.
Sources : arrêté préfectoral R24-2026-07-08-00002, recueil des actes administratifs de la préfecture de la région Centre-Val de Loire numéro R24-2026-188 du 21 juillet 2026, pages imprimées 38 à 43, téléchargé et lu par nos soins, pour l’article premier et son énumération, les vingt-quatre parcelles et leurs contenances, les exclusions, le visa de l’avis de la commission régionale du patrimoine et de l’architecture du 24 mars 2026, la division de la parcelle B 367 par procès-verbal du 29 juin 2004 et sa publication le 15 juillet 2004, et la signature du préfet Hugues Moutouh à Orléans ; export national des immeubles protégés au titre des monuments historiques, 46 761 notices, notice PA00099043, pour l’acte de 1989, la datation de l’édifice, la chapelle de 1810, et pour nos décomptes sur les formules système hydraulique, les sols des parcelles et plate-forme ; cette notice déclare elle-même reprendre les termes de l’arrêté, elle en est donc une reprise et non une confirmation ; Inventaire général, dossier IA00013202, pour l’achat du domaine en 1681 au bénéfice de René Trossard ; geo.api.gouv.fr pour la surface communale de 4 999,57 hectares ; nos mesures sur le plan cadastral et par la formule de haversine au rayon de 6 371,0088 kilomètres. Ne sont pas établis : le texte de l’arrêté de 1989, consultable sur place seulement ; la contenance de l’ancienne parcelle B 367, absente des millésimes du plan cadastral que nous avons ouverts ; et le nombre exact de bâtiments que l’acte de 2026 fait entrer dans la protection. Le plan cadastral de l’IGN republie celui de la direction générale des finances publiques et ne confirme donc pas indépendamment les contenances de l’acte.

